Fermeture des bars et restaurants : le Conseil d’Etat rejette leur requête

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L’UMIH Nationale, avec l’UMIH Nouvelle-Aquitaine et l’UMIH Gironde, avait déposé le 20 novembre au Conseil d’Etat à Paris une requête en référé pour demander la suspension de la fermeture des cafés et restaurants par le gouvernement, ordonnée par le décret du 29 octobre.

L’audience a eu lieu mardi 2 décembre. La décision des magistrats est tombée ce mardi 8 décembre : le Conseil d’Etat a rejeté la requête.

“Les magistrats ont jugé sur des éléments irrationnels, puisque aucune étude scientifique n’a démontré le risque réel lié à la propagation du virus dans les bars, cafés et restaurants. De surcroît, ce mardi, vient d’être publiée une étude hollandaise démontrant que le fait de laisser les restaurants ouverts conduirait à une moindre contamination”, souligne Laurent Tournier, président de l’UMIH de Gironde. “Je rappelle par ailleurs que les professionnels français avaient mis en place un protocole sanitaire strict dans leurs établissements et étaient même prêts à le renforcer pour rouvrir leurs tables, au même titre que les restaurants collectifs et les routiers qui eux, sont restés ouverts.”

Rassemblement national le 14 décembre

Il va sans dire que la décision du Conseil d’Etat est un nouveau coup dur pour la profession, qui donne rendez-vous à Paris le 14 décembre, pour un rassemblement national. Le choix de la date, la veille du déconfinement annoncé, n’est évidemment pas un hasard. “Nous voulons nous faire entendre… montrer qu’on est là, que nous ne sommes pas morts… pas encore du moins”, ajoute Laurent Tournier. Rappelons que pour le moment, la réouverture des bars, cafés et restaurants au public est envisagée par le gouvernement pour le 20 janvier.

À noter enfin que l’UMIH se mobilise également pour faire entendre la voix des bowlings et des établissements de loisirs indoor (laser-game, espace-game, trampoline, salle d’escalade, plaine de jeux pour enfants, minigolf) condamnés eux aussi à une fermeture forcée. Soit plus de 30 000 entreprises employant 320 000 personnes, pour lesquelles le pic d’activité se situe entre octobre et avril. Elles demandent leur réouverture au 15 décembre.

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